Alors qu’une vive polémique enfle sur la promesse de Romuald Wadagni de rémunérer les acteurs culturels béninois, le candidat a apporté une précision de taille sur son projet de société présenté le samedi 21 mars dernier. Dans un entretien exclusif accordé au web média Le Grand Ouémé, le ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances a clarifié que son projet ne prévoit pas une allocation universelle, mais un mécanisme de soutien sélectif.

Pas de salaire automatique pour tous. « Il n’a jamais été question de salarier l’ensemble des artistes », a précisé Romuald Wadagni, dénonçant une déformation de son projet.
« Qu’est-ce que le projet de « salaire des artistes » porté par Romuald Wadagni ?
Dans le cadre de sa vision « Plus loin, ensemble » pour la présidentielle d’avril 2026, Romuald Wadagni a levé l’équivoque sur l’un de ses projets phares : le salaire des artistes ou le « Programme National d’Excellence Artistique ». Loin d’être une mesure d’assistanat généralisée, ce dispositif se veut un levier de professionnalisation rigoureux et concerne un nombre limité d’artistes surtout les artistes en herbe de toutes disciplines confondues à savoir musique, arts plastiques, littérature, danse,… Le candidat entend transformer le secteur culturel en une véritable industrie créative, où la dignité financière devient le moteur de la production artistique.
Pour Wadagni, l’objectif est de permettre aux artistes de se consacrer exclusivement à l’excellence de leur art. L’idée centrale est qu’un artiste qui lutte pour ses besoins vitaux (santé des enfants, loyer) ne peut pas produire des œuvres de portée internationale. « Le ventre qui a faim ne peut pas réfléchir. L’artiste a beau avoir du talent, s’il doit arrêter son œuvre pour chercher de l’argent pour une urgence, il vendra une œuvre incomplète », a affirmé le candidat de la mouvance présidentiel.
L’anecdote du sculpteur : libérer le génie créatif
Pour illustrer sa vision et mieux se faire comprendre, le candidat n’hésite pas à puiser dans son parcours personnel de collectionneur. Romuald Wadagni relate ainsi sa rencontre avec un sculpteur talentueux dont il avait acquis une œuvre, restée inachevée. En décidant de passer une nouvelle commande de la même œuvre, cette fois-ci mieux rémunérée, il dit avoir observé une métamorphose : libéré de la précarité immédiate, l’artiste a livré une création d’une finesse et d’une profondeur inédites. Pour le candidat, la preuve est faite : lorsque l’esprit est libéré du besoin, le génie s’exprime pleinement.
L’initiative défendue par le candidat Romuald Wadagni marque une rupture avec l’assistanat classique. Son programme ambitionne de bâtir un écosystème où le talent n’est plus une fatalité précaire, mais le moteur d’une industrie génératrice de richesse. Loin d’une simple promesse de subside généralisé, il s’agit d’un pacte de performance exigeant, conçu pour faire rayonner la culture béninoise sur l’échiquier international. L’enjeu est d’offrir aux jeunes créateurs les conditions optimales pour polir leur savoir-faire, afin qu’ils ne se contentent plus de survivre, mais vivent pleinement et dignement de leur labeur.
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