L’Espagne s’est réveillée dans le deuil ce lundi matin. Une collision d’une violence inouïe entre deux trains de passagers a fait au moins 39 morts et plus de 120 blessés, dont de nombreux cas critiques, dans la soirée de ce dimanche 18 janvier 2026, dans la province de Cordoue. Le choc, survenu aux alentours de 19h45 près de la commune d’Adamuz, a impliqué un convoi de la compagnie privée Iryo et un train de la Renfe.

C’est la pire catastrophe ferroviaire en Espagne depuis l’accident de Saint-Jacques-de-Compostelle en 2013. Au moins 39 morts et 120 blessés. Pour le ministre des transports espagnol, parti de Malaga, en Andalousie (sud), pour rallier Madrid « les derniers wagons d’un train » de la compagnie Iryo, « ont déraillé » près d’Adamuz, à environ 200 km au nord de Malaga. La collision avec un train de la compagnie nationale Renfe qui circulait dans le sens inverse sur une voie adjacente en direction de Huelva, a fait d’énormes dégâts.

Selon le patron de la Renfe, c’est un accident survenu dans des circonstances étranges. « L’accident s’est produit sur une ligne droite, une section limitée à 250 km/h. Un train roulait à 205 km/h et l’autre à 210 km/h, il ne s’agissait donc pas d’un excès de vitesse. Les circonstances sont étranges », insiste-t-il. De plus, « cette voie est équipée d’un système de sécurité LZB qui prévient les erreurs humaines. Il doit donc s’agir d’une défaillance du matériel roulant ou de l’infrastructure. »
Les secours, appuyés par l’Unité d’Urgence de l’Armée, ont travaillé toute la nuit dans des conditions extrêmement difficiles pour désincarcérer les victimes des carcasses de métal.








