Dans un tournant diplomatique majeur, la Bolivie a officiellement annoncé dans un communiqué ce lundi 23 février 2026, la suspension de sa reconnaissance de l’entité séparatiste dénommée République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD). Ce revirement stratégique, acté lors d’un échange téléphonique entre les diplomaties bolivienne et marocaine, marque la fin d’une ère de distance entre La Paz et Rabat.
La Bolivie ne reconnaît plus l’entité séparatiste et rompt tout lien officiel avec ses représentants. La Paz exprime son soutien plein et entier à la résolution 2797 du Conseil de sécurité, privilégiant une solution politique négociée sous l’égide des Nations Unies. « Cette décision s’inscrit dans la volonté de la Bolivie de contribuer de manière constructive aux efforts internationaux visant à parvenir à une solution politique réaliste, pragmatique et durable, fondée sur le compromis, conformément aux paramètres établis par les Nations Unies », lit-on dans le communiqué.
Cette clarification permet l’ouverture prochaine d’ambassades résidentes, marquant le début d’une coopération économique et technique renforcée entre les deux nations. En s’alignant sur le processus politique des Nations Unies, le gouvernement bolivien ouvre désormais la voie à un partenariat multidimensionnel avec le Maroc, consolidant ainsi la percée diplomatique du Royaume en Amérique latine et en isolant davantage les thèses séparatistes dans une région autrefois considérée comme leur bastion.








