Depuis cinq mois, la Direction générale des études et de la documentation (DGED), service du renseignement extérieur du Maroc, mène en toute discrétion, des négociations avec les autorités militaires nigériennes pour la libération du président déchu, Mohamed Bazoum. Une mission que, le Roi Mohammed VI lui-même a approuvé et suit de très près, ainsi que le président français Emmanuel Macron.
La première mission secrète de la DGED remonte à mi-septembre. Selon les informations rapportées par le média AfricaIntelligence, les agents du service des renseignements marocains ont présenté dès lors, le cadre de leur intervention aux autorités nigérienne et ensemble ils ont discuté des contours de la médiation.
La deuxième mission du renseignement marocain a lieu avec le général Tchiani. La DGED a présenté au président de la transition, un plan qui verrait Mohamed Bazoum s’établir au Maroc une fois libéré. Un plan qui plairait d’ailleurs à la junte, mais ce dernier craint que Bazoum reprenne ses activités politiques une fois libéré, et ce, avec le soutien de chefs d’État de la Cedeao, étant donné qu’il refuse toujours de signer sa lettre de démission.
Sur ce, le Maroc promet d’installer Bazoum en résidence surveillée et selon des conditions claires, dont celle de ne pas publiquement s’exprimer sur la politique du Niger, rapporte AfricaIntelligence.
Précisons que, depuis le putsch de juillet 2023, la DGED bénéficie de canaux privilégiés avec la junte nigérienne, mais n’ont pas pu rencontrer jusqu’à présent le président Bazoum. Notons également que, le « transfert de Mohamed Bazoum à Rabat serait un véritable succès pour la diplomatie marocaine. La manœuvre lui permettrait d’imposer encore un peu plus son influence au Sahel, zone d’intérêt historique de son grand rival algérien ».








