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Les responsables du secteur de la santé mentale s’engagent à étendre les soins fondés sur les droits en Afrique de l’Ouest et du Centre

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Genève, Suisse, 17 Juillet 2026-/African Media Agency(AMA)/- Des experts en santé mentale et des responsables de l’action politique de 26 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre se sont engagés à accélérer le déploiement de services de santé mentale dignes et fondés sur les droits de la personne, et à intensifier les efforts en vue d’atteindre les objectifs fixés par la Région africaine de l’OMS pour 2030 en matière de santé mentale.

Cet engagement a été pris lors de la Réunion d’apprentissage interpays sur la santé mentale en Afrique de l’Ouest et du Centre, tenue à Lomé et organisée par le Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique avec l’appui de Akwaaba Trust.

« Toute personne vivant avec un trouble de santé mentale mérite d’être traitée avec dignité, respect et bienveillance » déclare Dr Benido Impouma, Directeur de la promotion de la santé, de la prévention et du contrôle des maladies au Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique. Des progrès ont certes été accomplis, mais nous devons redoubler d’efforts pour renforcer les soins fondés sur les droits et centrés sur les communautés, tout en bâtissant des systèmes de santé résilients qui garantissent que personne n’est laissé de côté. »

Au cours de cette réunion de quatre jours, les participants ont passé en revue les avancées réalisées, partagé les enseignements tirés à travers la Région et convenu des mesures concrètes à prendre pour renforcer les systèmes nationaux de santé mentale et rapprocher des services de qualité des lieux de vie des populations.

Les échanges ont notamment porté sur l’intégration de la santé mentale dans les soins de santé primaires, le renforcement des services communautaires, ainsi que sur la nécessité de garantir que les personnes ayant une expérience vécue de la maladie jouent un rôle déterminant dans l’élaboration des politiques et la conception des services.

Malgré un engagement politique croissant, des lacunes importantes subsistent. Si vingt-neuf pays de la Région africaine de l’OMS ont adopté des politiques ou stratégies nationales en matière de santé mentale, seuls dix-sept d’entre eux les ont alignées sur les normes internationales relatives aux droits de l’homme. Par ailleurs, l’intégration de la santé mentale dans les soins de santé primaires reste insuffisante, seuls sept des 47 États Membres de la Région assurant effectivement ces services au niveau des soins primaires.

Les participants ont appelé à la mise en place de cadres juridiques et politiques plus solides pour protéger les droits des personnes vivant avec des troubles de santé mentale et ont également souligné l’importance d’une plus grande collaboration entre les secteurs de la santé, de l’éducation, de la protection sociale et de la justice. Ils ont en outre insisté sur la nécessité d’étendre la mise en œuvre du Programme d’action « Combler les lacunes en santé mentale » (mhGAP) de l’OMS, qui vise à former des professionnels de santé non spécialisés à la prise en charge des troubles mentaux dans les contextes où les services spécialisés sont peu accessibles.

« Face à l’ampleur croissante des problèmes de santé mentale, il est impératif de renforcer la coopération régionale, favoriser l’accès aux services de santé mentale et lutter contre la stigmatisation qui empêche encore de nombreuses personnes de solliciter les soins dont elles ont besoin », affirme le Dr Wotobe Kokou, Secrétaire général du Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique, de la Couverture Sanitaire Universelle et des Assurances.

Le financement durable a également été identifié comme une priorité essentielle, les pays envisageant des solutions pour accroître l’investissement national tout en tirant parti de l’appui des partenaires afin de consolider leurs systèmes de santé mentale. « Les obstacles à l’amélioration de l’accès aux soins de santé mentale sont d’ordre politique, financier, culturel et institutionnel. Y remédier exige une action coordonnée, un engagement durable et une collaboration véritable entre toutes les parties prenantes afin de susciter un changement significatif », a souligné le Dr Kate Martin, responsable du développement du secteur et de l’expérience vécue (Head of Field Building and Lived Experience) à la Wellcome Trust.

S’appuyant sur les leçons tirées des épidémies d’Ebola et d’autres situations d’urgence humanitaire, les participants ont également insisté sur l’importance d’intégrer la santé mentale et le soutien psychosocial dans la préparation et la réponse aux urgences, afin de protéger les communautés touchées avant, pendant et après les crises. Une session dédiée à la santé mentale des enfants et des adolescents a donné aux jeunes défenseurs l’occasion de contribuer directement aux débats sur la mise en place de politiques et de services mieux adaptés à leurs besoins.

La réunion de Lomé était la deuxième d’une série de consultations sous-régionales de l’OMS, faisant suite à une rencontre organisée pour l’Afrique orientale et australe tenue à Johannesburg en mai 2026. Ces consultations permettent aux pays d’évaluer les progrès accomplis vers l’atteinte des objectifs de la Région en matière de santé mentale à l’horizon 2030 ; il s’agit notamment de l’adoption universelle de politiques nationales de santé mentale, le renforcement des mécanismes de financement, l’amélioration des systèmes de notification et l’intégration des services de santé mentale dans les soins de santé primaires afin qu’un plus grand nombre de personnes puissent accéder à des soins de qualité fondés sur les droits.

Distribué par African Media Agency (AMA) pour l’Organisation Mondiale de la Santé

À propos des objectifs de santé mentale de la Région africaine de l’OMS

Les objectifs de la Région africaine d’ici à 2030, prévoient que 100 % des États Membres disposent d’une politique ou d’un plan stratégique de santé mentale autonome ou intégré, 70 % mettent en place une ligne budgétaire dédiée à la santé mentale, 95 % communiquent régulièrement des données sur un ensemble complet d’indicateurs de santé mentale et 60 % intègrent efficacement la santé mentale dans les soins de santé primaires afin d’améliorer l’accès équitable à des soins de qualité.

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