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Insécurité, isolement et précarité : Candide Azannaï dénonce ses conditions de détention

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L’ancien ministre et figure de l’opposition béninoise, Candide Armand-Marie Azannaï lève le voile sur son quotidien à la maison de correction d’Akpro-Missérété où, il est détenu depuis plus de six mois. Il décrit, dans une lettre ouverte à la Nation, ses conditions de détention provisoire et mentionne des menaces sérieuses pesant sur sa vie.

Le président du parti Restaurer l’Espoir, Candide Azannaï tape du poing sur la table. Il déclare être victime d’isolement « vingt-quatre heures sur vingt-quatre » et privé de promenades régulières. Il ajoute qu’en dépit de sa santé fragile, il se voit refuser l’accès à son médecin. L’ancien ministre fustige le comportement du régisseur, évoquant un bafouement de sa vie privée et de sa dignité. « À plusieurs reprises, le régisseur est entré dans la cellule sans même prendre le soin de frapper à la porte, y compris à des moments relevant de mon intimité ». Il souligne, par ailleurs, la précarité de son logement, sujet de coupures d’eau prolongées et d’invasion de poussière dense lors des travaux. « C’est la place qui vous a été réservée », a-t-il reçu pour justificatif.

L’ancien porte-parole du gouvernement tire la sonnette d’alarme sur sa santé physique. Il relate une déviation subite du pick-up de surveillance, au retour de son audition du 18 juin dernier à la CRIET. « Le véhicule a quitté son itinéraire habituel avant de s’immobiliser dans un endroit qui ne correspondait pas au trajet normal vers la maison d’arrêt ». Ce fait inexpliqué a réussi à éveiller les soupçons du détenu qui suspecte un « projet de disparition ou d’enlèvement », renforcés par des « visites inopinées et répétées, intervenant tard dans la nuit », peut-on lire dans la lettre publiée sur la page Facebook de son fils.

Menacé quant à sa sécurité, l’ancien ministre qui demeure attaché à une « Résistance Nationale pacifique et non violente », décline toute responsabilité en cas de drame. « Je tiens à affirmer avec la plus grande clarté que je n’ai jamais eu, que je n’ai aujourd’hui, et que je n’aurais aucune intention de mettre fin à mes jours […]. Si le moindre incident devait m’arriver au cours de cette détention, je demande que toute la lumière soit faite ».

Immaculée ASSOGBA (Stag)

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