Home Actualités Déborah Gnagne à la Criet : l’ivoirienne entre les maillures d’une affaire...

Déborah Gnagne à la Criet : l’ivoirienne entre les maillures d’une affaire à controverse

618
0

Entre concurrence et justice, Déborah Gnagne, fondatrice et directrice générale du Groupe DAYO, se retrouve face à un conflit qui reste jusque-là, moins compréhensible. Ce lundi 02 décembre 2024, elle est convoquée à la Cour de Répression des infractions économiques et du terrorismes (CRIET). Elle est appelée à se présenter pour répondre aux plaintes formuler par son ancien patron, le groupe ASK Gras Savoye, une filiale Marocaine dans le courtage d’assurance.

Déborah Gnagne, est la Directrice Générale du Groupe DAYO, une entreprise panafricaine spécialisée dans le courtage d’assurance et basée au Bénin, au Burkina, en Guinée. Autrefois employée chez ASK Gras Savoye, l’ivoirienne Déborah Gnagne poursuit un objectif depuis la création de sa propre société en 2023 : « former d’autres jeunes comme elle et devenir le leader du courtage d’assurances en Afrique et surtout en Afrique de l’Ouest ». Cependant, depuis quelques semaines, son ancienne structure de travail se voit être un obstacle pour cette jeune dame en pleine essor. En effet, au retour d’un voyage d’affaire, Déborah Gnagne a été arrêtée à Cotonou par la Brigade Économique et Financière (BEF), puis placée sous convocation après huit (08) jours de garde à vue.

Une affaire commerciale devenue pénale

Selon la plainte déposée par ASK Gras Savoye, le Groupe DAYO aurait recruté des employés de la société Marocaine et utilise du matériel appartenant à cette même société. Une accusation que le Groupe DAYO de Déborah Gnagne a d’ailleurs réfutée. D’après ce dernier, les recrutements ont été fait dans les normes. Il explique que, sur les « 13 anciens employés de ASK Gras Savoye ayant rejoint Dayo, 9 étaient sous contrat à durée déterminée arrivés à échéance, tandis que les 3 autres, en contrat à durée indéterminée, avaient légalement démissionné en bonne et due forme ».

Déborah Gnagne, Fondatrice et Directrice du Groupe Dayo

Le dossier, initialement porté devant le tribunal de commerce de Cotonou, a été rebaptisé et renvoyé sur le plan pénal, permettant ainsi, l’intervention de la BEF. Après donc l’arrestation de Déborah, une perquisition dans les locaux de DAYO à Cotonou s’en est suivie : les équipements et téléphones des employés saisis.

Une affaire qui va au-delà d’un simple contentieux commercial

Les dessous de cette poursuite judiciaire laisseraient à croire à une main invisible à la manœuvre. Notons que, les problèmes de l’ivoirienne Déborah Gnagne ont commencé depuis qu’elle a pris la décision de créer sa société de courtage en assurances et d’impacter le monde de l’économie en Afrique. Le groupe DAYO, devenant un acteur incontournable du courtage en assurances en Afrique de l’Ouest devient en même temps la cible des géants du domaine. « En fondant Dayo, Déborah ne fait pas qu’innover : elle défie les règles non écrites d’un domaine jalousement gardé par des acteurs puissants. Sa volonté de redéfinir le paysage du courtage, où les grandes compagnies étrangères détiennent des monopoles lucratifs, bouleverse un écosystème peu enclin à accepter l’émergence de nouveaux venus africains. Pour certains, l’audace de Déborah est perçue comme un crime de lèse-majesté. Les acteurs en place, peu disposés à partager un gâteau déjà bien réparti, voient en elle une menace directe à leurs intérêts ».

Pour rappel, Déborah Gnagne est l’une des 200 jeunes dirigeants africains de moins de 40 ans les plus talentueux. Après ses études en mathématique en France et à Hong Kong, elle a été employée chez ASK Gras Savoye où elle a dirigé 3 de ses filiales au Bénin, au Libéria et en Sierra Leone pendant 4 années.

Aujourd’hui, après la création de sa boite, elle est poursuivie par cette même entreprise.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here