L’Institut National de la Femme (INF), fer de lance de la lutte contre les violences basées sur le genre au Bénin, se retrouve au cœur d’une procédure civile initiée depuis la prison. Un détenu a en effet choisi d’assigner l’institution en justice. Entre contestation des méthodes de l’INF et défense des droits des détenus, les coulisses d’une affaire qui bouscule l’agenda judiciaire de la capitale économique.
C’est un rebondissement judiciaire pour le moins inhabituel. En effet, selon les dernières informations, Mr X, actuellement condamné et purgeant sa peine en prison a porté plainte contre plusieurs entités publiques, notamment le ministère public et l’Institut National de la Femme (INF). Selon les précisions apportées par son avocate, Maître Olga Anassidé, la partie civile poursuit également, un certain Marcel Winato Benjamin, ainsi que trois autres structures du gouvernement.
La plainte, repose sur des accusations précises d’infractions commises par le biais d’un système informatique. Les personnes visées sont poursuivies pour des faits assimilés à des incriminations de dénonciation calomnieuse dans le fonctionnement des juridictions, de complicité de cette infraction, ainsi que de complicité de harcèlement.
Pour l’avocate du plaignant, Maître Olga Anassidé, cette procédure judiciaire servira de tribune pour mettre en lumière les failles attribuées à l’organisme de protection des droits des femmes. S’exprimant sur les ondes de Bip Radio, l’avocate a martelé que les audiences à venir jetteront un pavé dans la mare de la gestion interne de l’INF. Ce procès sera notamment l’occasion, selon elle, d’élucider les conditions de la dénonciation de son client et de clarifier la nature exacte des charges qui pèsent contre lui.
Pour ce plaignant, qui purge actuellement une peine derrière les barreaux, ce nouveau bras de fer juridique lui permettre de briser le silence. En attaquant l’institution, il espère non seulement obtenir des réponses précises sur son dossier, mais aussi forcer un réexamen minutieux des pièces et des témoignages qui ont conduit à sa situation privative de liberté.








