Les autorités burkinabés ont décrété que les meilleurs bacheliers devront poursuivre leurs études supérieures au pays. Une décision qui promeut le développement de l’état burkinabè et des instituts nationaux.
L’annonce a été faite le lundi 13 juillet 2026 à la télévision publique à la veille de l’ouverture de la 2e édition de la Semaine Nationale de l’information et de l’Orientation Post-baccalauréat (SNIOP). Le Professeur Samuel Paré, Secrétaire Général du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a estimé que les universités et instituts burkinabè étaient désormais suffisamment outillés pour offrir une formation de qualité aux jeunes. « Les conditions sont créées pour cela », a-t-il déclaré à cet effet.
Cette réforme vise à résoudre la problématique du départ massif de nouveaux bacheliers chaque année pour intégrer des établissements étrangers et exercer leur profession. Ces jeunes mettent ainsi leurs compétences au profit de leur pays d’accueil.
En exigeant leur maintien au Burkina Faso, le gouvernement entend former les jeunes bacheliers en fonction des réalités et des besoins de leur patrie. Les secteurs visés sont entre autres : l’ingénierie, la technologie, l’agriculture, l’industrie et la transformation locale de ressources.
Toutefois, les jeunes désireux de poursuivre leurs études à l’étranger doivent obtenir une autorisation des autorités compétentes, selon une annonce publiée le 25 juin.
Le Professeur Paré a également annoncé la création de l’Académie Technologique du Faso (ATF) spécialisée dans la formation d’ingénieurs.
Les avis concernant cette décision sont partagés. Alors que certains saluent les efforts des autorités, d’autres voient à travers une telle réforme une limitation des opportunités des jeunes.
À travers cette mesure, le Burkina Faso cherche à encourager la formation et l’insertion professionnelle de ses jeunes étudiants.
Immaculée ASSOGBA (Stag)








