Home Actualités Bénin-Niger : Niamey fixe des conditions sine qua non pour la réouverture...

Bénin-Niger : Niamey fixe des conditions sine qua non pour la réouverture de la frontière

133
0

 

Réunie à Cotonou les 20 et 21 juin 2026 pour tracer les contours d’une normalisation, la commission mixte bilatérale se heurte à la fermeté de Niamey. Par la voix du chef de sa délégation, le ministre de l’Intérieur le général Mohamed Toumba, le pouvoir de transition nigérien subordonne désormais la réouverture officielle de la frontière commune à deux exigences sécuritaires strictes et jugées « non négociables ». Un préalable stratégique qui place la sécurité nationale avant la reprise des échanges économiques et le transit du brut.

Pour les autorités nigériennes de transition, la relance des flux économiques et l’avenir logistique de l’axe Cotonou-Niamey ne sauraient primer sur les impératifs de souveraineté. Alors que les opérateurs économiques et les transporteurs des deux pays espéraient une annonce rapide de levée des barrières, le général Mohamed Toumba a douché les élans d’optimisme immédiats.

Niamey, qui maintient ses inquiétudes concernant le dispositif sécuritaire à la frontière, exige désormais des garanties formelles et juridiquement contraignantes avant tout retour à la normale sur le pont de Gaya. Face à la délégation béninoise, le ministre nigérien de l’Intérieur a formalisé les deux conditions cumulatives imposées par son pays :

  • Un accord bilatéral de défense et de sécurité : ce pacte doit acter le principe de non-utilisation du territoire de l’un des États pour déstabiliser l’autre. Niamey exige une transparence totale sur les infrastructures et les forces militaires partenaires stationnées dans les départements frontaliers du Bénin.
  • La création d’une cellule conjointe de renseignement : le Niger souhaite l’opérationnalisation immédiate d’un mécanisme bilatéral de partage et de fusion de renseignements afin de mutualiser la lutte contre les groupes armés terroristes et le banditisme transfrontalier.

La balle est désormais dans le camp des autorités béninoises pour donner corps aux garanties sécuritaires attendues par le Niger.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here