C’est un tournant majeur pour la scène politique béninoise à l’approche de la présidentielle d’avril prochain. Chabi Yayi, fils de l’ancien président Thomas Boni Yayi, a officiellement annoncé son soutien au candidat de la mouvance présidentielle, Romuald Wadagni. Une décision annoncée en exclusivité à Jeune Afrique ce mardi 24 mars.
Démissionnaire du principal parti de l’opposition Les Démocrates, où il occupait le poste stratégique de secrétaire aux relations extérieures, Chabi Yayi rejoint la mouvance présidentielle à 3 semaines des élections.
« Mon choix n’est pas une trahison », a martelé Chabi Yayi, mais un acte de « pragmatisme ». Il évoque une décision « mûrement réfléchie » et une réelle « convergence » de vues entre son propre programme et les réformes portées par Romuald Wadagni. Chabi Yayi, qui connaît Romuald Wadagni de longue date, dit être resté « toujours très proche » du ministre de l’Économie et des Finances, qui « s’est montré à l’écoute, y compris lors de différends politiques…S’il venait à être élu, une nouvelle page s’ouvrirait dans le pays », a-t-il affirmé, soulignant avoir toujours trouvé en Romuald Wadagni un « homme de dialogue », capable d’écoute même au plus fort des différends politiques.
Ce rapprochement symbolise une volonté de dépasser les clivages familiaux et partisans qui ont rythmé la vie politique béninoise ces dix dernières années. En rejoignant l’équipe de Romuald Wadagni, Chabi Yayi semble parier sur une nouvelle offre politique centrée sur la continuité du développement et l’innovation. Les deux personnalités partagent un profil commun : celui d’une génération de leaders, connectés aux réalités économiques internationales et désireux de transformer l’énergie de la jeunesse béninoise en opportunités concrètes.
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