Alors que les spéculations sur la succession de Patrice Talon vont bon train et la bataille des bilans fait rage, le maire Malik Gomina a vigoureusement pris la parole le jeudi 19 mars dernier pour défendre les réformes de la « Rupture ». En réaffirmant le caractère irréversible du départ de l’actuel chef de l’État et en appelant à une unité sans faille de la mouvance présidentielle, l’élu du Bloc Républicain trace les lignes rouges d’une transition qu’il veut fidèle à l’héritage des dix dernières années. Entre bilan assumé et stratégie de survie politique, décryptage d’une sortie qui remobilise les troupes.
En se positionnant comme le « gardien », Malik Gomina envoie un message fort : si Patrice Talon s’en va, l’esprit et la méthode de gouvernance, eux, doivent rester. Dans une déclaration récente, Malick Seibou Gomina, s’est fait le porte-voix de la continuité. Pour l’ancien journaliste et actuellement Maire de la ville de Djougou, le bilan des deux quinquennats de Patrice Talon constitue le socle sur lequel doit s’appuyer la marche du Bénin vers le développement.
« Le Bénin a changé »
Le rôle de défenseur de Malik Gomina prend tout son sens lorsqu’il s’agit de porter le bilan des deux quinquennats. Du développement de la zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ) à la modernisation des infrastructures routières, l’élu martèle un message simple : l’œuvre de redressement national est entamée et ne doit pas être interrompue par un retour aux « anciennes pratiques » de fragmentation politique. « On ne peut pas occulter les avancées majeures sous prétexte de velléités électorales. Ce qui a été accompli en dix ans est sans précédent », a indiqué Malik Gomina, rappelant notamment les projets phares du Programme d’Action du Gouvernement (PAG) qui ont impacté le quotidien des populations.
La sentinelle de 2026
En définitive, Malik Gomina n’est pas seulement un soutien ; il est la sentinelle qui veille sur les acquis. Alors que la campagne officielle approche, son activisme témoigne d’une volonté de faire en sorte que l’après-Talon ne soit pas un saut dans l’inconnu, mais la consolidation d’une méthode de gouvernance. Pour le maire, le temple de la Rupture est solide, et il compte bien en rester le gardien jusqu’à la passation de service finale.
Sa montée au créneau agit comme un signal de ralliement pour une mouvance présidentielle qui, à l’approche du scrutin d’avril 2026, doit relever le défi de l’unité face à l’opposition.
Si la « Rupture » a réussi à transformer durablement le visage économique et institutionnel du pays, sa survie dépendra désormais de la capacité de stratèges comme Gomina à transformer l’héritage de Patrice Talon en un projet de société capable de séduire au-delà du cercle des convaincus.








