Une question orale avec débat a été adressée au gouvernement, conformément à l’article 108 du règlement intérieur de l’institution parlementaire. Ce dernier est appelé à fournir des éclaircissements sur la gestion financière, l’endettement croissant du pays et l’impact réel des activités de la Société des Infrastructures Routières et de l’Aménagement du Territoire (SIRAT SA), une entreprise publique créée le 24 novembre 2021.

Sur l’initiative du député Ouassagari Bio Sika Abdel Kamel, six députés du parti Les Démocrates s’interrogent particulièrement sur le coût jugé excessif des péages, notamment à Tigninti, à l’entrée de la ville de Natitingou. Ils pointent du doigt la SIRAT SA, chargée de la gestion des péages et infrastructures routières, et réclament un bilan clair de ses réalisations depuis sa création.
En effet, les députés estiment que SIRAT SA contribue significativement à l’aggravation de la dette du pays, en particulier par ses levées de fonds sur les marchés financiers, parfois sans cadre légal explicite. D’après les données publiées par le député Ouassagari Bio Sika Abdel Kamel, l’encours de la dette publique béninoise s’élevait à 7 256,5 milliards de FCFA au 31 mars 2025, contre 2 100 milliards en 1996.
Les élus demandent au gouvernement de fournir des précisions sur :
- Le cadre juridique exact dans lequel opère la SIRAT SA ;
- Le montant de ses dettes bancaires et engagements financiers ;
- La procédure de levée de fonds sur les marchés financiers ;
- La gestion des postes de péage et de pesage, et les promesses non tenues en matière de réduction des tarifs, notamment à Tigninti.








