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Nouvelle République au Bénin et éligibilité de la candidature de Talon aux présidentielles de 2026 : l’ancien ministre Christian Lagnidé s’adresse à la Cour constitutionnelle

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Christian Lagnidé

Dans un courrier en date du 24 janvier 2025, adressé au président de la Cour Constitutionnelle du Bénin, l’ancien ministre Christian Enock Lagnidé, demande l’avis de la cour sur deux préoccupations constitutionnelles majeures. La première question concerne une entrée présumée du Bénin dans une nouvelle République, suite à la révision de la constitution en 2019 par l’Assemblée Nationale. L’autre, aborde la possibilité de Patrice Talon aux Présidentielles de 2026.

En effet, l’ancien ministre explique que, quelques compatriotes avec qui il aurait échangé, soutiennent que le Bénin est dans une nouvelle république depuis 2019. Ils basent leurs arguments sur les faits que voici : « le changement de l’agenda électoral lors des présidentielles de 2021, suivi de l’absence d’une passation de service entre un président sortant et un président élu à la fin du mandat constitutionnel, le 5 avril 2021 ; le changement fondamental de la forme de l’institution présidentielle, désormais structurée autour d’un président et d’un vice- président élus conjointement, comme ce fut le cas lors des Présidentielles de 2021 ; la modification de la durée du mandat des députés, passée de quatre (4) à cinq (5) ans, et l’application de ces dispositions aux élections législatives de Janvier 2023 ». 

Face à la possibilité de Talon de se présenter en 2026, Christian Lagnidé rapporte que, certains compatriotes affirment que « les dispositions combinées des articles 42 et 157 alinéa 3 de la Constitution révisée permettent au Président actuel, Son Excellence Monsieur Patrice Talon, d’être candidat à l’élection présidentielle de 2026 pour un second mandat dans le cadre de la nouvelle configuration institutionnelle issue de la révision constitutionnelle de 2019 ». 

Aux vues de ses fonctions officielles antérieures de plus de deux décennies aux côtés du Président Feu Général Mathieu Kérékou, de son implication spéciale dans l’histoire politique du Bénin en 2001 et 2006, Christian Enock Lagnidé confie que ces affirmations soulèvent des interrogations juridiques majeures. « Ainsi, par conviction et devoir, j’ai pris langue avec certains de ces compatriotes pour mieux comprendre leurs raisonnements et motivations. J’avoue être profondément troublé par la cohérence de leurs arguments et la pertinence de leur analyse, face à ma connaissance avérée, et mes expériences vécues sur certains faits et points cruciaux sur le sujet ». 

 « Il est essentiel que la Cour, en sa qualité de gardienne de la Constitution, examine lesdites déclarations afin de m’éclairer et situer l’opinion nationale sur leur portée et leur validité ». 

Ci-dessous, les explications de l’ancien ministre dans l’intégralité de son courrier

Dépot CC CEL

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