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Affaire Déborah Gnagne : quand les multinationales décident d’avoir la main mise sur tout et de ralentir l’entreprenariat africain

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L’ivoirienne Déborah Gnagne, a été arrêtée au Bénin au retour d’un voyage à l’étranger. D’après les informations rapportées par nos sources, elle serait interpellée suite à une plainte de ASK Gras Savoye Bénin, une filiale d’un groupe Marocain pour laquelle, la jeune dame avait travaillé durant 4 années avant de lancer sa propre entreprise d’assurance.

Déborah Gnagne, est Fondatrice et Directrice du Groupe Dayo, une société panafricaine spécialisée dans le courtage d’assurance. Son objectif, étant de former d’autres jeunes et de devenir très prochainement le leader du courtage d’assurances en Afrique. Un rêve, que la jeune diplômée des mathématiques ne verra pas se réaliser de ci tôt. En effet, elle a été arrêtée, conduite en détention puis soumise à des interrogatoires incessants. Son téléphone a été confisqué et une perquisition musclée à son domicile s’en est suivie.

Mais que lui reproche-t-on ?

La brillante jeune dame Déborah Gnagne est l’une des 200 jeunes dirigeants africains de moins de 40 ans les plus talentueux. Après ses études en mathématique en France et à Hong Kong, elle a été employée chez ASK Gras Savoye où elle a dirigé 3 de ses filiales au Bénin, au Libéria et en Sierra Leone pendant 4 années.

Après ces expériences au sein de ladite entreprise, Déborah Gnagne, décide de franchir une nouvelle étape en créant sa propre société, Dayo, une structure de courtage avec l’ambition de s’implanter au Bénin, en Guinée et au Burkina Faso. En effet, ce fut une première fois, qu’une femme africaine ose pénétrer un secteur jusqu’ici fermé aux entrepreneurs du continent Africain. C’était donc l’erreur à ne pas commettre.

« En fondant Dayo, Déborah ne fait pas qu’innover : elle défie les règles non écrites d’un domaine jalousement gardé par des acteurs puissants. Sa volonté de redéfinir le paysage du courtage, où les grandes compagnies étrangères détiennent des monopoles lucratifs, bouleverse un écosystème peu enclin à accepter l’émergence de nouveaux venus africains. Pour certains, l’audace de Déborah est perçue comme un crime de lèse-majesté. Les acteurs en place, peu disposés à partager un gâteau déjà bien réparti, voient en elle une menace directe à leurs intérêts ».

D’intimidation à l’arrestation, tout est mis en place pour briser son ambition, l’écarter du secteur qu’elle ambitionnait de transformer. Toujours en détention, l’on se demande toujours l’ombre qui se cache derrière cette manœuvre. Alors que, tout ce qu’elle prévoyait, c’était la souveraineté économique et de la capacité de l’Afrique à produire ses propres champions. En gros, une lutte pour l’entrepreneuriat africain.

Nous y reviendrons

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