Arrêté et placé en garde à vue depuis le lundi 14 octobre à Paris par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), pour « intelligence avec une puissance étrangère pour des actes d’hostilité envers la France », le président de l’ONG Urgences Panafricanistes, Kemi Séba a été libéré ce mercredi 16 octobre. Une fois libre, Kemi n’a pas perdu le temps pour réaffirmer son engagement à sa lutte contre le néo-colonialisme.
« Ceux qui veulent nous éteindre devront encore attendre, on est désolés de gâcher leurs projets. Nous sommes une génération d’Hommes et de Femmes Noirs libres, qui n’avons que pour seule obsession, la décolonisation ultime du continent africain et de sa DIASPORA. Nous ne luttons pas contre un pays, mais contre un système d’oppression qui asphyxie l’Afrique et les Antilles. La peur n’a jamais coulé dans mes veines. Que nul ne nous confonde avec ces Noirs colonisés qui ont peur de leurs ombres », a écrit Stellio Gilles Robert Capo Chichi, alias Kemi Séba.
Par ailleurs, avant sa libération, le parquet de Paris avait notifié que, le Franco-béninois Kemi Séba est libre de ses mouvements sans poursuite judiciaire mais, que « les investigations sur l’infraction d’ingérence étrangère se poursuivent dans le cadre de l’enquête préliminaire ».
Notons également que, Me Juan Branco, son avocat, avait laissé entendre lors de la conférence de presse du mercredi que, Kemi Séba était retenu par la DGSI en France, en « représailles de son engagement contre le néocolonialisme et contre les abus que les régimes françafricains ont produit, notamment en Afrique de l’Ouest ». ‘’Kemi Seba fait face à 30 ans de prison en France’’, craignait-il.








