À l’approche de l’élection présidentielle de 2026, la question des parrainages continue de susciter de vifs débats au sein de la classe politique béninoise. Louis Philippe Houndegnon a récemment évoqué la difficulté pour certains députés, comme l’honorable Nourénou Atchadé et l’honorable Éric Houndété, de réunir les parrainages nécessaires pour se présenter. Selon lui, la règle qui stipule qu’un candidat ne peut pas se parrainer lui-même poserait un obstacle majeur à leur ambition présidentielle.
Cependant, Roland Djossou, a rapidement réagi pour nuancer ces propos. Selon lui, cette question ne devrait pas être un sujet de polémique. « Ce qu’il faut comprendre, c’est que si un député décide de se présenter à l’élection présidentielle, il démissionne de l’Assemblée nationale bien avant le dépôt des candidatures à la CENA », explique Djossou. Ainsi, son suppléant, qui devient député à sa place, peut tout à fait parrainer sa candidature.
Cette clarification vient balayer les inquiétudes soulevées par Houndegnon, en montrant que les députés-candidats peuvent contourner ce prétendu obstacle. Pour Djossou, il s’agit là d’un « non-événement », une controverse qu’il ne vaut pas la peine d’entretenir.
À quelques mois de la présidentielle, cette remarque rappelle une fois de plus l’importance des règles de parrainage, mais aussi des stratégies politiques que les candidats peuvent mettre en œuvre pour les respecter.








