Le Ministère des Enseignements Maternel et Primaire (MEMP) anticipe déjà les défis de la prochaine année scolaire. Le ministre Armand Natta a officiellement lancé ce lundi 8 juin 2026 à la Direction Départementale de l’Ouémé, les travaux d’examen de 1 093 demandes de mutation du personnel enseignant et administratif, montrant ainsi sa volonté d’assurer une couverture équilibrée des classes dès le premier jour de la rentrée.

Le MEMP tient cette semaine, les assises nationales de la commission de mutation biennale pour le compte de la rentrée scolaire 2026-2027. Au total, la commission doit passer au crible 1 093 dossiers, dont 987 concernent spécifiquement les enseignants du primaire.
Les demandes se répartissent comme suit : 779 dossiers pour mutation normale, 104 dossiers pour permutation de poste, 97 dossiers pour rapprochement de conjoints, 54 dossiers pour raison de santé soumis à l’expertise d’un médecin désigné, 40 dossiers pour raison sociale relevant de la discrétion de l’autorité et 19 dossiers pour les agents à moins de 5 ans de la retraite.
Désireux de lever toute équivoque, le ministre a tenu à rappeler que la mutation ne doit en aucun cas être perçue comme une mesure punitive. La mutation est selon le ministre « une modalité essentielle de la mobilité professionnelle dont jouissent les agents de l’État », visant à rompre la sédentarisation et à renouveler les dynamiques professionnelles. Il a fixé trois priorités absolues aux commissaires : une couverture optimale des écoles sur tout le territoire avec des réajustements possibles pour nécessité de service, l’épanouissement des enseignants, ainsi qu’une équité et une transparence totales.
Insistant sur la dimension humaine de la tâche, Armand Natta a exhorté la commission à statuer avec rigueur, impartialité et humanité « n’oublions jamais que derrière chaque document administratif, il y a des femmes et des hommes qui consacrent leur vie au service public de l’éducation ». L’autorité ministérielle a conclu en brandissant l’article 41 de l’arrêté en vigueur, rappelant une règle d’or non négociable « tous les membres de cette commission sont strictement tenus au secret des délibérations. Tout manquement s’exposera à de lourdes sanctions disciplinaires et à des poursuites judiciaires ».







